Archives de septembre, 2012

En compagnie de mes jeunes enfants (la période pré-aroundfifties est cruciale pour les couples qui ne veulent pas rater l’opportunité de perpétuer leur descendance tout en restant unis – est-il bon de préciser à l’attention des hommes !) nous avons découvert la foire installée dans le jardin des Tuileries durant l’été.

Au milieu des manèges à la fréquentation clairsemée, se tenait un attroupement entourant un petit stand. En face de l’imposant River Splash, où de frêles esquifs, pour la plupart vide, dévalaient des succédanés de torrents montagneux, se trouvait l’attraction la plus fréquentée de la fête : une simple échelle à barreaux. A ses deux extrémités, un câble la maintient autour d’un axe autour duquel elle peut pivoter. Et pour le même prix qu’un tour de manège sur le cours d’eau en tube, vous deviez gravir, sans perdre l’équilibre, les quelques barreaux que comptait l’échelle pour attraper un alléchant produit électronique qui deviendrait votre.

Un portique, une échelle, deux câbles et un matelas pour prévenir les chutes. Il faut certes y rajouter les lots à faire gagner, mais bien peu été les badauds à atteindre le Graal. Un investissement minime dans une attraction indémodable. C’est ce à quoi doit penser le patron forain du River Splash d’à côté, qui n’est sans doute pas près de finir de régler les traites mensuelles de sa monumentale attraction.

Et de voir qu’il n’est pas toujours nécessaire de dépenser beaucoup d’argent (d’investir en capital) pour en gagner. Comme il n’est pas forcement nécessaire d’être au top de mœurs découlant de l’évolution technologique actuelle pour dénicher des opportunités d’affaires. A Aroundfifties, en France, ne pouvant plus compter sur votre CV, c’est rassurant de le constater. Car une plongée dans vos souvenirs d’enfance pourrait parfois vous permettre de dénicher l’idée en mesure de vous permettre d’arrondir votre retraite, qui point plus maigre et lointaine chaque jour passant.

Matt King

J’étais adolescent lorsque l’Apple II fût commercialisé en 1977. Comme beaucoup de garçon j’étais intéressé par les gadgets et j’ai longtemps admiré les vitrines où l’appareil trônait, bien qu’à l’époque je n’avais pas la moindre idée à quoi j’aurais pu l’employer. Mais son coût avait vite mis fin à ma rêverie. La calculatrice, apparue quelques années plus tôt, devenait abordable et subvenait largement aux besoins du lycéen d’alors. Après de nombreuses générations, l’ordinateur est devenu un simple outil dont le modèle de base suffit largement aux besoins domestiques. Il ne fait plus rêver.

Les progrès fulgurants de l’informatique ce sont chargés de combler ce manque, et de GPS en téléviseurs à écrans plats, de baladeurs MP3 en livres électroniques, de consoles de jeux en outils de communications instantanés, d’appareils photos électroniques en sabres lasers atrophiés les occasions ne manquèrent pas de combler nos besoins, nos désirs et même de les créer. Alors, quand en 2007 un appareil rassemblant toutes ces caractéristiques est apparu il ne pouvait qu’être l’objet des plus vives convoitises. Cet appareil, l’iPhone, à n’en pas douter tenait ces promesses. Plusieurs générations lui succédèrent et le numéro 5, comme vous ne pouvez l’ignorer, vient de naître.

Au vu des chiffres de pré-commandes annoncés de l’appareil, beaucoup ont déjà répondu à la question posée par ce post. Et lorsque qu’ils iront le payer en magasin, le vendeur leurs confirmera que c’est un honneur pour eux qu’Apple veuille bien leur céder une aussi indispensable merveille pour la modique somme (minimum) de 679 € . Ayant passé cet épreuve par deux fois (l’iPad devient vite tout aussi indispensable) il est difficile à comprendre que tant de personnes souhaitent déjà réitérer l’expérience. D’autant plus que suivant la longévité de ces appareils, ils ne devraient pas tarder à avoir au moins une bonne raison de le faire.

Matt King

Je suis rentré cet été dans la dernière ligne droite me séparant de la cinquantaine. Si statistiquement la moitié de ma vie est passée depuis plusieurs années, c’est bien la frontière des 50 ans qui marque le cap (l’utilisation du système décimale sans doute !) puisque 40 ans a été un moment douloureux pour moi.

Si le sujet m’intéresse tant c’est d’abord que je ne suis pas totalement satisfait de ma condition actuelle. Les gens heureux n’ont pas (plus) d’histoires. Car j’ai parfois l’impression de passer à côté d’une partie de ma vie. Et « aroundfifties » l’erreur n’est plus permise. Mes questionnement d’aujourd’hui ont été masqués par un voile d’illusions. Mais pas de celles qui vous font avancer. De celles qui vous confortent dans votre position. Jusqu’au jour où un événement vous fait sortir de votre torpeur. Ce choc c’est produit pour moi il y a maintenant un peu plus de trois ans.

Cette léthargie était pourtant difficilement décelable, même si avec le recul une foule d’indices permettaient de l’entrevoir. En effet, à chaque décennie depuis ma majorité, je me suis donné une nouvelle orientation professionnelle dans un environnement affectif qui dure depuis prés de 30 ans.

Certains diront qu’il y a la un des indices évoqués mais ces engagements semblaient cohérents et subvenaient à mes besoins matériels.

Aujourd’hui, ma vie professionnelle reprend sur un nouveau continent. L’action va accompagner la réflexion, et les posts sur ce blog plus fréquents et réguliers. Et après de lents préliminaires (c’est au moins un des avantages que notre âge nous fait apprécier), il va aborder des sujets plus concrets afin j’espère de pouvoir partager nos expériences sur le chemin qu’il nous reste à parcourir.

A très bientôt.

Matt King